La saison cyclonique 2013 qui débute officiellement le 1er juin, s’annonce déjà “active, voire très active». Une saison que l’on souhaite pourtant moins dévastatrice que celle de 2012 qui avait laissé un lourd bilan au pays. Parmi les ouragans, qui se sont formés sur l’océan Atlantique et dans la mer des Caraïbes, 2 ont frappé le pays : le cyclone Isaac (24-26 Août 2012), qui a fait au moins 24 morts, plus d’une quarantaine de blessés et environ 3 disparus ; et Sandy (Octobre 2012) qui a provoqué la mort d’environ 55 personnes et 20 disparus.

En tout, on estime que plus de 18 mille familles furent victimes, 88 milles hectares de plantations furent détruites et 10,000 maisons endommagées. Du point de vue économique, ce fut une catastrophe dont les séquelles sévissent encore jusqu’à date. Sans compter que cela a conduit à des pénuries alimentaires et des hausses de prix, ainsi qu’une augmentation substantielle du nombre de cas de choléra.

Pour les six mois de la saison cyclonique 2013 de l’Atlantique, la National Oceanic Atmospheric Administration (NOAA)  prévoient une probabilité de 13 à 20 tempêtes (vents de 39 mph ou plus), dont 7 à 11 pourraient devenir des ouragans (vents de 74 mph ou plus), et 3 à 6 pourraient devenir des ouragans majeurs (catégories 3, 4 ou 5; vents de 111 mph ou plus).

S’est-on bien (ou mieux) préparé pour cette saison qui s’annonce probablement plus dramatique avec une vingtaine de possibles tempêtes moyennes en vue ? Quel sera le bilan à la fin de la saison, en Novembre prochain ? Que font les acteurs nationaux et internationaux, publics et privés, pour parer aux dégâts, réagir face aux urgences et maintenir le cap de la croissance économique comme prévu pour l’année ?

Pour sa part, l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) en Haïti prépare sa réponse d’urgence. Elle stocke des articles non-alimentaires, y compris des tablettes de purification de l’eau et d’autres fournitures pour lutter contre les maladies d’origine hydrique. Elle collabore aussi étroitement avec le gouvernement et les autorités locales, ses partenaires et les populations vulnérables, sur des travaux d’atténuation des inondations et de préparation pour les évacuations possibles.

« Les pluies récentes nous ont rappelé une fois de plus l’extrême vulnérabilité de ce pays et de sa population. Nous avons urgemment besoin davantage d’aide internationale pour permettre à notre équipe et à nos partenaires de continuer à travailler avec le gouvernement et la population à la préparation de systèmes d’évacuation, d’aider à atténuer les risques d’inondation et mieux préparer pour faire face aux risques posés par la saison des ouragans à venir », explique Brad Mellicker , Responsable de gestion des risques de désastre et des situations d’urgence, de l’OIM en Haïti.

Le gouvernement et ses partenaires ont eu largement de temps pour envisager des plans de contingence. Protéger les vies des populations vulnérables et les premières semences de la production agricole pour la saison est une nécessité incontournable.

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