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La Nouvelle Cité administrative aura des retombées économiques positives

Pour l’histoire et la mémoire, il faut rappeler que le Centre-ville, depuis le séisme, a été objet de deux arrêtés présidentiels. Le premier, pris par le président Préval en la date du 2 septembre 2010, déclarait « d’utilité publique », près de 200 hectares de terre du centre ville de Port-au-Prince. Le second, pris par l’actuel président le 25 Mai 2012, déclare que seule une partie du centre ville est d’utilité publique. Depuis on se demandait, devant le constat du délaissement de l’espace, qu’adviendrait-il du centre-ville de la capitale Haïtienne, ville de référence du pays ?

Monsieur Michel Présumé, directeur de division l’unité de construction de logements et de bâtiments publics (UCLBP) et Monsieur  Jean-Baptiste Clark Neptune, Directeur  de la Direction générale des impôts (DGI), ont informé que sera bientôt lancé le processus d’expropriation des immeubles situés dans l’aire destinée à ériger la nouvelle cité administrative, devant loger les locaux de plusieurs institutions publiques, détruites lors du séisme du 12 janvier 2010.

Selon le directeur de la DGI, « Le projet de construction de bâtiments publics sera exécuté sur 30 hectares de terre, au centre ville de la capitale, au regard de l’arrêté présidentiel du 25 mai 2012… Au mois d’octobre écoulé, près de 513 titres ont été déposés à la DGI. Pour le moment, ils sont évalués à près de 600… Seuls ceux qui n’ont pas de titres de propriétaires ou qui ne peuvent pas justifier leurs propriétés ne seront pas indemnisés. »

L’annonce faite par les deux fonctionnaires donne une suite louable aux projets de reconstruction du centre-ville, massivement présentés à travers la presse depuis 2010 (on se souvient encore de la chanson-thème de cette campagne titrée «Rèv pa m’»). Mais aussi, elle donne de l’espoir à des débouchés économiques, et pourquoi pas, à une relance économique par le biais d’investissements nouveaux, locaux et étrangers, d’opportunités exploitables par les GPME et de création d’emplois stables, durables et dignes.

Sans infrastructures, le centre-ville de Port-au-Prince ne peut pas attirer d’investisseurs. Même les locaux y réfléchissent à deux fois pour s’y rendre, voire pour les étrangers. Il faut, à travers les infrastructures, symboliser et instituer l’Etat. Il faut qu’il soit présent et que l’on soit conscient de sa présence, de manière administrative, politique et juridique.

Dans cette optique, la construction de cette cité administrative pour laquelle l’État dispose d’un budget d’environ 150 millions de dollars en provenance de  plusieurs sources, est la bienvenue. Parmi les institutions qui la constitueront, se retrouvent les ministères de l’économie et des finances, de la Planification, de l’Agriculture, de l’Environnement, des Travaux Publics, du Tourisme, du Commerce, de la Justice, de l’Intérieur, de la Défense, des haïtiens vivant à l’étranger, de la santé, de l’éducation, de la culture, de la jeunesse et des affaires sociales, sans compter la DGI, la Direction Générale des Douanes, l’Office des Postes, la Direction Générale Police, le Parquet que Port-au-Prince et la Cour de Cassation.

Selon Monsieur Présumé, les premiers bâtiments qui seront construits, sont ceux du Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), de l’Administration Générale des Douanes (AGD) et de la Direction Générale des Impôts (DGI). Il déclare : « nous allons démolir tous les bâtiments de l’État qui était là et puis nous allons continuer… Sur ce lieu il y avait avant plusieurs ministères : Économie, Plan, Travaux Publiques, Santé et le Ministère de l’Intérieure, tous étaient dans cet espace. Maintenant, il y aura seulement 3 bâtiments dans ce bloc.»

Pour l’instant trois bâtiments en vue, mais des bâtiments clés, pilotes de la relance de l’économie nationale. Ils seront construits selon les normes parasismiques et dans le souci de pouvoir mieux servir la population. Ceci dit, dans l’objectif d’éliminer les « raketè » aux entrées et d’éviter les lignes aux services de clientèle, le manque de parking et le mauvais conditionnement des employés, « Au niveau de ces bâtiments, l’espace sera aménagé pour qu’il soit fonctionnel, tant pour les contribuables que pour les quelques 2,000 fonctionnaires qui travailleront dans ces 3 institutions, il y aura également des stationnements incorporées à l’intérieur du site. »déclare le DG de l’UCLBP.

Maintenant, aux entrepreneurs de bénéficier des retombées positives de la nouvelle Cité Administrative, dès sa construction même (première phase et autres phases), et surtout pendant son fonctionnement futur.

2000 employés dès le départ pour les 3 premiers bâtiments, sans compter le flux de contribuables dans le secteur, est un avantage pour la restauration et d’autres entreprises tels des Hôtels, des centres de convention, des parkings publics dirigés par le secteur privé, des supermarchés, des condominiums, des centres de divertissement, des garages, des espaces de bureaux, de centres commerciaux etc. Ce sera aussi une nébuleuse d’opportunités pour les auto-entrepreneurs (graphistes, chauffeurs de taxi, consultants freelance etc.) et même pour les jeunes à la recherche de stages et d’emplois.

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